BATD, une structure exceptionnelle de formation et de promotion du tennis en Belgique - BATD, een uitzonderlijke structuur voor opleiding in en promotie van het tennis in BelgiŽ.

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Editorial  

A good boy !

   Comme chacun sait, l’Australie est la proie des flammes depuis le mois de septembre. A ce jour, vingt-quatre personnes sont mortes et des millions d’animaux ont péri carbonisés. Les autorités sont clairement dépassées par les événements, sans que l’on puisse leur reprocher quoi que ce soit, si ce n’est le cas échéant des broutilles.

   Or, il se fait que l’élite du tennis mondial se trouve depuis plusieurs jours aux antipodes afin de préparer la première levée des tournois du grand chelem ; et le moins que l’on puisse dire, c’est que cette perspective n’enchante pas spécialement les forçats des courts car l’air y est devenu irrespirable. Nick Kyrgios fut le premier à le souligner à Brisbane (sa ville natale), après avoir remporté son premier match inscrit au programme de l’ATP Cup. Emu aux larmes, il annonça qu’il donnerait 200 dollars par ace qu’il servirait. Le « bad boy » est devenu du coup « a good boy », d’autant que son idée a été reprise par la Fédération australienne et a inspiré nombre de confrères et de consœurs. Encore que certaines d’entre elles, peu accoutumées à gagner des points grâce à leur service, ont imaginé de sympathiques variantes : ainsi Alizée Cornet s’est engagée à donner 50 dollars par amortie gagnante tandis que Simona Halep en offrira 200, chaque fois qu’elle s’en prendra à son coach, Daren Cahill, pour évacuer ses frustrations.

   Plus sérieusement, Novak Djokovic (le président du Conseil des joueurs) a laissé entendre qu’il faudrait envisager un report de l’Open d’Australie, si les conditions climatiques extrêmes provoquées par les incendies deviennent une menace pour la santé des joueurs. Ashley Barty, au sommet de la hiérarchie féminine, n’a pas tenu un autre discours. Mais leur idée d’un report ne tient guère la route. Ajourner l’épreuve semble impossible en raison de la nature même du calendrier international : aucune date ne sera libre avant la trêve de décembre prochain. En réalité, la seule question qui se pose se résume à savoir s’il est envisageable d’annuler le tournoi. Les intérêts financiers étant ce qu’ils sont passeront sans doute avant la santé des joueurs qui, depuis le 3 janvier, sont d’ailleurs au boulot à Brisbane comme à Sydney, deux villes où le ciel a disparu pour laisser place à la fumée !

Michel Nestor, le 6 janvier 2020

 

 

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