BATD, une structure exceptionnelle de formation et de promotion du tennis en Belgique - BATD, een uitzonderlijke structuur voor opleiding in en promotie van het tennis in BelgiŽ.

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Editorial  

Derniers défis de l'année

   On ne prête qu’aux riches… L’éditorial de la semaine dernière, consacré aux enjeux du Masters 1000 de Bercy, prêtait à Novak Djokovic le bénéfice d’une victoire revenue en réalité au Russe Kachanov, en 2018. Erreur ne fait pas compte ; mais au moins ne lui déniera-t-on pas son caractère prémonitoire puisque le Serbe s’est offert dimanche après-midi le titre parisien. Et l’événement n’est pas sans importance car, même s’il vient d’être dépossédé de son trône dans la hiérarchie mondiale, Nole n’a pas perdu tout espoir de terminer l’année (dominée grosso modo par Nadal, victorieux à Paris et à New York)) à la première place. Pour y parvenir, il faudrait pratiquement qu’il remporte tous ses matches à Londres, la semaine prochaine ; sinon l’Espagnol – qui, curieusement, n’a jamais gagné le Masters ! – conservera le sceptre dont il vient de s’emparer une fois de plus, malgré une blessure abdominale qui l’a contraint à l’abandon en demi-finale à Paris.

   Ce bulletin de campagne établi, on s’en voudrait de passer sous silence en cette chronique un autre événement, de portée nationale celui-ci. Au Challenger d’Eckentael, Steve Darcis a échoué au port. Il a sombré face au Tchèque Jiri Vesely (ATP 104) ; mais avant d’atteindre la finale, il s’était défait notamment de la première tête de série Kamil Majchrzak (ATP 90), ce qui démontre que le Liégeois reste capable de grandes choses, malgré un coude rebelle. Trois mois avant sa retraite, il est redevenu le dauphin de David Goffin. C’est heureux pour lui, mais un peu triste pour le tennis belge. Voici en tout cas le Liégeois remonté à la 157ème place mondiale, ce qui lui vaut de devancer Kimmer Coppejans (158ème), de légitimer sa sélection en coupe Davis et de prétendre même à l’honneur de jouer le deuxième simple. Ce serait pour lui une magnifique sortie dans une épreuve qui lui a souvent réussi, mais pour laquelle il a perdu une bonne part de l’estime qu’elle lui inspirait en raison de la réforme stupide – scandaleuse, même ! – qui l’a dénaturée.

Michel Nestor, le 4 novembre 2019

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