BATD, une structure exceptionnelle de formation et de promotion du tennis en Belgique - BATD, een uitzonderlijke structuur voor opleiding in en promotie van het tennis in BelgiŽ.

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Editorial  

Inquiétudes

   Où va-t-on ? Au lendemain de la saison australienne, on pouvait penser à bon droit que les choses n’allaient pas trop mal pour les élites du tennis belge. David Goffin avait dicté sa loi à Nadal lors de l’ATP Cup, au terme d’un match de référence pour lui, dans l’atmosphère pourrie (stricto sensu) de Sydney. Mais depuis lors, plus rien pour ainsi dire. Deux victoires prévisibles contre Bublik et Herbert, à Montpellier ; une autre à Rotterdam, combien laborieuse aux dépens de Haase, à Rotterdam ; et aucune à Marseille ! D’aucuns soutiendront qu’il n’est pas indigne d’être battu par Pospisil, qui revient tout doucement à son meilleur niveau après une longue absence, ou par le jeune Transalpin Sinner dont Evgueni Kafelnikov estime qu’il fera bientôt son entrée dans le Top 10. Mais s’incliner d’entrée de jeu sur Cannebière face à Guerassimov, cela fait singulièrement désordre, d’autant que David, l’année dernière y avait atteint les demi-finales.

   Le Liégeois n’a pas atteint un âge canonique qui suggérerait que le déclin n’est plus très loin. Tout au contraire, il entre dans le temps de la maturité et devrait afficher une solidité morale qui le dispenserait de trembler au moment de terminer un match. Il n’y a pas si longtemps, il disait à qui voulait l’entendre qu’il ne se sentait jamais aussi bien qu’à 4/4 au dernier set ou lorsqu’il se trouvait dans l’obligation de jouer un tie-break. (Depuis le début de l’année, il en a gagné trois et perdu quatre…) Bref, vu de Sirius, on a l’impression que sa tête mériterait quelque soin et que s’il croit aux vertus d’une psychologie du sport, il aurait intérêt à s’attacher les services d’un thérapeute – ceci dit sans la moindre ironie.

   Pour sa part, la chef de cordée féminine ne va pas beaucoup mieux. Elise Mertens semble se contenter, pour l’instant du minimum minimorum. A Dubaï, elle eût été bien inspirée de faire une bonne provision de points dans la mesure où, cette semaine à Doha, elle devra sauver ceux qu’elle avait conquis de haute lutte il y a douze mois en battant successivement Siniakova, Kristina Pliskova, Bertens, Kerber et Halep ! Las, elle n’a guère tiré son épingle du jeu : après avoir évincé une qualifiée chinoise, elle a tiré sa révérence. Dès lors, on peut se demander si, en définitive, ce n’est pas sur Kim Clijsters qu’il convient de spéculer pour porter à nouveau bien haut le drapeau national : son deuxième set contre Muguruza fut en tout cas très prometteur et a mis en émoi la communauté internationale du tennis. Reste enfin un plan B en la personne de Kirsten Flipkens qui, pendant les qualifications de Doha, a réglé les affaires belgo-belges en éliminant Ysaline Bonaventure (6/2 7/64) et Greet Minnen (6/1 6/3) pour entrer dans le tableau final.

Michel Nestor, le 24 février 2020

 

 

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