BATD, une structure exceptionnelle de formation et de promotion du tennis en Belgique - BATD, een uitzonderlijke structuur voor opleiding in en promotie van het tennis in BelgiŽ.

BATD Clubs & Schools

Editorial  

Solidarité 

   A l’heure où la pandémie du Covid-19 a interrompu toutes les compétitions sportives, les athlètes de haut niveau (quelle que soit la discipline qu’ils pratiquent) en sont réduits à se tenir en forme en recourant à des moyens sommaires. Nafissatou Thiam a aménagé son garage pour disposer de quelques agrès afin de ne pas perdre la main. Elise Mertens tape la balle sur le mur qui lui servait d’entraîneur dans sa tendre jeunesse. Greet Minnen et Alison Van Uytvanck, elles font des volées dans leur jardin quand elles ne prêtent pas assistance à des voisins qui en ont besoin.

   Les grands seigneurs du tennis ne sont pas en reste et ils répondent au drame du moment avec leurs moyens considérables à tous égards. Novak Djokovic a donné un million d’euros à la Serbie afin de contribuer aux achats d’équipements médicaux dont elle a besoin. Il a aussi annoncé qu’il diffuserait une vidéo sur les réseaux sociaux pour montrer à ses fans (et autres amateurs) les exercices auxquels il se livre pour ne pas perdre le rythme qui lui a permis de demeurer invincible depuis le début de l’année. Roger Federer a fait preuve d’une générosité identique, ce qui n’étonnera personne de sa part puisque l’on sait qu’il a créé de longue date une fondation pour venir en aide à de jeunes Africains. Quant à Rafael Nadal, il vient de lancer, avec le basketteur Pau Gasol, une campagne de souscriptions avec l’espoir d’atteindre un montant de onze millions d’euros. On ne connaît pas le montant de sa propre contribution ; mais on a toutes les raisons de croire qu’elle ne doit pas être mince : il estime le moment venu de rendre à ses compatriotes, qui l’ont toujours soutenu, ce qu’ils lui ont offert. Plusieurs sportifs de haut niveau ont déjà versé leur écot et l’on peut penser que cette initiative renforcera la solidarité des Espagnols durement touchés par le coronavirus.

   Cette démarche donnera peut-être des idées à d’autres sportifs de renom qui, comme Ronaldo et Pep Guardiola n’ont pas hésité, isolément, à payer plus que de leur personne : de leur compte en banque. Par les temps qui courent, les hôpitaux délaissés un peu partout dans le monde par les pouvoirs publics, dont les priorités étaient ailleurs, y puiseraient plus que le réconfort dont ils ont besoin.

Michel Nestor, le 30 mars 2020

 

 

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