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Editorial

Une voix dans le désert ?

   La semaine dernière, Bernard Mignot a fait entendre sa voix. D’un naturel discret, cet ancien joueur de coupe Davis, qui fut capitaine de l’équipe belge après avoir quitté le circuit professionnel sur lequel il remporta deux tournois, n’a pu taire son indignation à la suite de la parution d’un article de presse faisant état des choix effectués récemment par Arthur De Greef. Sur « Facebook », il s’est dit choqué par les propos du jeune Ucclois de 26 ans qui expliquait sa victoire au Challenger d’Ostrava par le coup de balai donné dans son entourage : viré par l’AFT, il venait de « virer » son coach, Olivier Rochus, pour le remplacer par Michel Bouhoulle.

   Certes, on n’est pas dans le secret d’une conversation de rupture. Mais on ne peut qu’abonder dans le sens de Bernard Mignot quand il se pose la question de savoir « pour qui se prend ce jeune joueur pour qu’un journaliste ose utiliser des termes pareils concernant un des meilleurs joueurs belges de tous les temps auquel il n’arrivera jamais, je pense, à la cheville. » De fait, après plusieurs mois de collaboration avec Olivier Rochus, De Greef eût été mieux inspiré de lui rendre publiquement hommage pour services rendus, d’autant plus que ce n’est pas tout le monde qui a la chance de profiter des conseils et de l’expérience d’un grand champion qui compte à son palmarès, rappelons-le, un titre de grand chelem, conquis aux côtés de Xavier Malisse.

   En outre, Bernard Mignot n’a pas mieux digéré le fait qu’Arthur De Greef ait refusé, « pour de basses questions matérielles », d’honorer en février dernier (à l’instar de Kimmer Coppejans, lui aussi dans le creux de la vague !) sa sélection pour affronter l’équipe hongroise de coupe Davis. Personne ne s’est vraiment ému de cette défection – si ce n’est la Fédération qui a sanctionné les mutins, à très juste titre. Quel contraste, en tout cas, avec la réaction de joueurs comme Benneteau et Mahut, émus aux larmes de n’avoir pas été sélectionnés pour la finale de l’épreuve en novembre dernier ! Et, dans ce contexte, on ne peut que se féliciter d’entendre un « Ancien » se prononcer sur ce sujet sans aucun détour. Avec l’espoir que sa voix ne résonne pas que dans le désert…

Michel Nestor, le 14 mai 2018

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