BATD, une structure exceptionnelle de formation et de promotion du tennis en Belgique - BATD, een uitzonderlijke structuur voor opleiding in en promotie van het tennis in BelgiŽ.

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Editorial

Un horizon bouché

   Melbourne, le premier plat de consistance de l’année tennistique. Les qualifications du tournoi, qui ont pris fin vendredi, ne se soldent guère par une ample moisson du côté belge. Seule Ysaline Bonaventure a réussi à tirer son épingle du jeu : elle a franchi les trois tours qui donnent accès au tableau principal. Pour elle, il s’agit d’un événement d’importance puisqu’il s’agit d’une grande première en grand chelem. Mais cet objectif (atteint),ne saurait représenter une fin en soi. Après tout, les joueuses qu’elle a éliminées en cours de route ne s’apparentaient pas à un réel danger pour elle, en tout cas sur le papier. De fait, classée WTA 146ème mondiale, notre compatriote s’est débarrassée de joueuses d’un rang inférieur. Dans l’ordre : la Britannique Naomi Boady (254), l’Australienne Lizette Cabrera (233) et la Hollandaise Richel Hogenkamp. La véritable épreuve qui se présentait à elle tenait donc au premier tour qu’elle a disputé ce lundi contre l’Américaine Sachia Vickery, qui occupe la 123ème place dans la hiérarchie mondiale. Et là, malheureusement pour elle (et pour son portefeuille), Ysaline a sombré après avoir mené 3/2, 40/15 et obtenu un avantage sur son service dans le set décisif.

   Du côté masculin, l’horizon est bouché pour le moment. On ne voit plus rien venir ! Arthur De Greef (qui travaille avec Kristof Vliegen, mais pour combien de temps encore ?) n’a pas fait le poids. Il a disparu dès les premier tour. Ruben Bemelmans n’a guère fait mieux, alors que l’an dernier il avait tout de même réussi à se qualifier pour les quatre tournois du grand chelem et à passer un tour à Melbourne aux dépens de Lucas Pouille ! Comme si ce revers de fortune ne suffisait pas, il se double d’une déception d’amour-propre : l’artisan de sa défaite n’est autre que… Kimmer Coppejans qui, précisons-le, a gagné leurs confrontations précédentes, au nombre de trois depuis 2014 !

   Las, cela n’a pas suffi à Coppejans pour obtenir une place dans le tableau principal. Il a échoué au port ; mais, à vingt-quatre ans, l’Ostendais retrouve un peu du panache qu’on lui prêtait au lendemain de sa victoire à Roland-Garros dans le tableau des juniors. Si cette résurrection devait se matérialiser, la Fédération belge serait la première à s’en réjouir car Darcis parlait récemment de jouer l’an prochain pour la dernière fois à Melbourne. Cela ne signifie pas nécessairement que le Liégeois envisage de raccrocher ; mais il serait tout de même temps qu’il puisse transmettre le témoin à quelqu’un. Or, jusqu’à nouvel ordre, il n’y a personne qui semble de taille à recueillir son héritage.

Michel Nestor, le 14 janvier 2019

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