BATD, une structure exceptionnelle de formation et de promotion du tennis en Belgique - BATD, een uitzonderlijke structuur voor opleiding in en promotie van het tennis in België.

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Editorial

Esquisse d'un bilan

   Certes, on a quelques raisons de pavoiser. Au terme d’une saison marquée par l’accident de travail dont il eut à souffrir sur le central de Roland-Garros, David Goffin a terminé son année au septième rang de la hiérarchie mondiale. Quant à l’équipe belge de coupe Davis, qui sait ce qu’elle doit à Steve Darcis, elle a forcé l’accès de la finale de l’épreuve. Décemment, on ne pouvait rêver mieux… Pourtant, il ne faut pas s’y tromper : le tennis masculin dans notre pays ne se porte pas aussi bien qu’il y paraît.

   De fait, il faut malheureusement constater une régression quasi générale. En dehors de Bemelmans, qui navigue à nouveau aux alentours de la centième place (en octobre 2016, il avait chuté à la 299ème place !), les joueurs sur lesquels on fondait quelque espoir ont tous été victimes d’une triste dégringolade. Au début de l’année, Arthur De Greef semblait sur le point de faire son entrée dans le top 100. Le voici 178ème ! Le statut de Kimmer Coppejans est moins enviable encore. Après avoir brièvement fait partie de l’élite, il n’a pas cessé de reculer depuis l’été 2016. Au cours des douze derniers mois, il est tombé de la 178ème place à la 269ème. A 23 ans, cela semble malheureusement condamnatoire. Joris De Loore a, lui aussi perdu une centaine de places ; mais il a des circonstances atténuantes à faire valoir puisqu’il fut réduit à l’inactivité après les qualifications de l’US Open et dut subir une opération au genou. En cette fin d’année, il a repris le collier sous la direction de Kristof Vliegen et l’on peut supposer que cette collaboration portera bientôt ses fruits, à en juger par sa récente prestation en double à Lille. Parmi les autres chutes, on notera aussi celles de Reuter, de Mertens, de Gigounon et – plus gênante – celle de Clément Geens. A 21 ans, il a perdu plus de cent place (le voici 423ème !), ce qui exige un changement de cap sans délai.

   Les satisfactions, en revanche, sont plutôt rares. IL faut noter la progression de Julien Cagnina. Par rapport à janvier dernier, il a gagné quelque trois cents places. Le voici 261ème. Fort bien ! Mais, à 23 ans, il n’a rien fait d’autre que de retrouver le rang qui était le sien il y a trois ans. Autant dire qu’il se trouve aujourd’hui à la croisée des chemins. De son côté, Christopher Heyman poursuit une lente ascension qu’une excellente fin de saison a facilitée. Jeroen Vanneste (23 ans) a fait un bond spectaculaire de quelque trois cents places, mais il vient de loin, ayant été retardé régulièrement par des blessures qui n’ont cessé de contrarier sa jeune carrière. Il faut également mettre l’accent sur la montée en puissance de Yannick Vandenbulcke, qui a grimpé également de plus de trois cents places pour atteindre à 27 ans le 384ème échelon.

   Enfin, on doit prêter attention à deux « teenagers », Maxime Pauwels (19 ans) et Zizou Bergs (18 ans). Au cours de l’automne, et en particulier ces derniers temps en Israël, la premier a passé quelques tours dans des 15 000 $, alors que précédemment il ne pas ce seuil après être sorti des qualifications. Quant au second, il a pris huit cents places, ce qui ne veut pas dire grand-chose dans la mesure où son capital n’a augmenté que de 16 points au cours des douze derniers mois. Mais, dans ce contexte, il est important de savoir qu’il a joué de nombreux tournois en juniors et que, dans sa catégorie d’âge, il termine l’année avec un bilan honorable, à la 39ème place. Parmi les cent premiers, on ne trouve, soit dit en passant, qu’un seul autre belge : Tibo Colson. 

Michel Nestor, le 11 décembre 2017

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