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Editorial

Un procès à rallonge ?

 

   La 17ème Chambre du tribunal correctionnel de Paris, qi siégeait vendredi dernier, prononcera son jugement le 16 novembre prochain sur l’affaire que Rafael Nadal a portée devant elle. Le numéro un mondial réclame 100 000 € de dommages et intérêt (plus 30 000 € de frais de justice) à Roselyne Bachelot, l’ancien ministre français des Sports, qui l’a accusé ouvertement de dopage lors d’une émission télévisée : « On sait que la fameuse blessure quand il a arrêté sept mois en 2012 est certainement due à un contrôle positif », avait-elle déclaré en répondant à une question relative à la suspension de Maria Sharapova. Pour lancer pareille accusation, elle se référait sans doute à la longue absence des courts de John McEnroe, en 1986, au sujet de laquelle l’intéressé a fini par s’expliquer sans détour.

   L’actuel numéro un mondial (battu de maîtresse manière, dimanche, par Federer en finale du Master 1000 de Shanghaï) a précisé, pour sa part, qu’il ne faisait pas de ce procès une question d’argent. Il a d’ailleurs annoncé que si la Cour condamnait la prévenue, il ferait profiter une fondation (la sienne ?) de cette somme et a précisé qu’il voulait mettre fin aux rumeurs qui sont nées de la longue période d’inactivité qu’il subit en 2012, suite à un problème ligamentaire dont il souffrit au genou. Pour faire entendre sa bonne foi, il a demandé que son dossier médical relatif aux contrôles dont il a fait l’objet soit publié, mais sa requête a été ignorée et on lui a répondu que rien ne l’empêchait de le faire lui-même…

   Dans l’état actuel des choses, lecture a été faite devant le tribunal des attestations médicales d’une dizaine d’injections de plasma (autorisées par l’AMA, l’agence mondiale antidopage). Le procureur a requis une condamnation de Madame Bachelot. Quant à l’avocat de la défense, il a plaidé qu’il existe dans le milieu du tennis « une culture de l’omerta et de la dissimulation ». A l’appui de sa plaidoirie, il a même cité des déclarations de joueurs pour le moins suspicieuses de joueurs et de Christophe Rochus, en particulier.

   Il va sans dire que le jugement n’établira pas la vérité sur cette affaire. On serait étonné que le procès ne donne pas lieu à un appel, quel que puisse en être le verdict.

Michel Nestor, le 13 octobre 2017

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